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Diaporama de soutenance : le plan en douze diapositives

|7 min de lecture

Analysez votre texte — gratuitement

Les 1 500 premiers mots sont gratuits, sans compte. Chaque verdict indique à quelle fréquence il se trompe sur des textes dont on sait qu'ils ont été écrits par une personne — un chiffre qu'aucun autre détecteur ne publie.

Nous construisons un espace de rédaction : votre document Word ou LaTeX, vos PDF à côté, et un assistant qui ne peut citer que ce qui s'y trouve réellement — le découvrir et être prévenu.

La réponse courte

Comptez une diapositive par minute d’exposé — soit une douzaine pour quinze minutes — avec des mots-clés et des visuels, jamais des phrases complètes. Le diaporama sert le propos ; il ne le remplace pas, et un jury qui lit vos slides ne vous écoute plus.

Rappel utile : le jury a déjà lu le mémoire. Votre exposé n’est pas un résumé, c’est une défense : voici ma question, voici comment je l’ai traitée, voici ce que je trouve, voici ce que cela vaut.

Le plan en douze diapositives

  1. Titre. Titre du mémoire, votre nom, votre directeur, la formation, la date. Vous la commentez en dix secondes.
  2. Plan. Quatre ou cinq lignes. Une seule fois.
  3. Contexte et intérêt du sujet. Une diapositive, pas trois. Un chiffre ou un fait qui montre que la question se pose.
  4. Problématique.Seule sur sa diapositive, en gros. C’est le moment le plus important de l’exposé ; marquez un temps d’arrêt.
  5. Cadre théorique en une diapositive. Deux ou trois concepts et leur articulation, sous forme de schéma si possible.
  6. Méthode. Qui, combien, comment, quand. Un tableau synthétique fonctionne très bien ici.
  7. Résultat 1. Un résultat par diapositive, avec le visuel qui le porte.
  8. Résultat 2.
  9. Résultat 3. Trois suffisent. Choisissez les plus solides, pas tous.
  10. Discussion.Ce que vos résultats disent au regard de la littérature : confirmation, nuance, surprise.
  11. Limites et perspectives. Assumées. Les annoncer vous-même désamorce la moitié des questions.
  12. Conclusion et remerciements au jury.Une phrase de réponse à la problématique, puis « je vous remercie de votre attention ».

Ajoutez ensuite deux ou trois diapositives de réserve après la dernière : un tableau de données détaillé, le guide d’entretien, une analyse secondaire. Vous ne les montrez que si une question les appelle, et l’effet est excellent.

Les règles de conception

  • Six lignes, six mots. Au-delà, vous lirez.
  • Taille 24 au minimum pour le corps, 32 pour les titres. La salle est plus grande que votre écran.
  • Un message par diapositive, et si possible dans le titre : « L’ancienneté pèse plus que la discipline » est un meilleur titre que « Résultats ».
  • Des graphiques épurés. Pas de 3D, pas de dégradé, axes étiquetés, une seule idée par figure.
  • Sobriété.Fond clair, texte foncé, une couleur d’accent pour ce qui compte. Les animations coûtent du temps et n’apportent rien.
  • Numérotez les diapositives.Le jury s’y réfère pendant les questions.
  • Exportez en PDF et apportez le fichier sur une cléetdans votre messagerie. Les polices se substituent d’un ordinateur à l’autre, le PDF non.

L’oral, pas les diapositives

Le diaporama est prêt en une soirée ; l’exposé demande des répétitions. Répétez au moins deux fois à voix haute et minuté : le temps réel est toujours supérieur au temps estimé, en général d’un tiers.

N’écrivez pas votre texte pour le lire. Écrivez, pour chaque diapositive, les trois idées à dire, et laissez la formulation venir. Une présentation lue est monotone et, surtout, elle vous empêche de réagir si le jury vous interrompt — ce qui arrive.

Préparez enfin la transition vers les questions : c’est là que se joue la seconde moitié de la note. Notre article sur les questions de soutenance liste celles qui reviennent.

Les cinq erreurs classiques

  • Résumer le mémoire chapitre par chapitre.Le jury l’a lu. Défendez, ne récapitulez pas.
  • Cinq diapositives de revue de littératureet deux de résultats. Inversez : vos résultats sont la seule partie qui n’appartient qu’à vous.
  • Des tableaux illisiblescopiés du mémoire sans être refaits pour l’écran.
  • Déborder du temps imparti. Les jurys interrompent, et vous perdrez la conclusion — la seule chose que tout le monde retient.
  • Passer les limites sous silence. Elles reviendront en question, et vous les traiterez alors en position défensive plutôt que choisie.

Questions fréquentes

Combien de diapositives pour une soutenance de mémoire ?

Environ une par minute de présentation, soit 10 à 15 diapositives pour un exposé de 15 minutes, page de titre et diapositive de fin comprises. Au-delà, vous serez pressé et vous lirez vos slides. En dessous de huit, chaque diapositive porte trop d'information. Prévoyez aussi deux ou trois diapositives annexes, placées après la fin, à ne montrer que si une question les appelle.

Que mettre sur les diapositives ?

Des mots-clés, des schémas et des chiffres, jamais des phrases complètes. La règle pratique : six lignes maximum par diapositive et six mots par ligne. Si votre texte tient en phrases rédigées, le jury le lira au lieu de vous écouter, et vous serez tenté de le lire aussi. Le contenu détaillé est dans le mémoire, que le jury a déjà.

Faut-il présenter tout le mémoire ?

Non, et c'est l'erreur la plus fréquente. En quinze minutes vous ne pouvez pas résumer quatre-vingts pages, et le jury n'en a pas besoin puisqu'il a lu le document. Présentez la question, la démarche, deux ou trois résultats et les limites. Une revue de littérature de cinq diapositives est du temps volé aux résultats, qui sont ce qui vous appartient.

Faut-il un plan au début de la présentation ?

Une diapositive de plan, brève, est attendue et utile. Ce qui ne l'est pas, c'est de la faire réapparaître entre chaque partie : sur un exposé de quinze minutes, ces rappels consomment une minute pour rien. Annoncez le plan une fois, puis enchaînez.

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