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Annexes d'un mémoire : quoi mettre, et comment les présenter

|7 min de lecture

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Les 1 500 premiers mots sont gratuits, sans compte. Chaque verdict indique à quelle fréquence il se trompe sur des textes dont on sait qu'ils ont été écrits par une personne — un chiffre qu'aucun autre détecteur ne publie.

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La réponse courte

Une annexe contient ce qui permet de vérifier votre travail sans alourdir la lecture : outils de recueil, un exemple de données brutes, grille d’analyse, documents de terrain. Elle est numérotée, appelée dans le texte au moins une fois, et listée dans une table des annexes. Elle ne compte pas dans le volume annoncé du mémoire.

Le principe de tri : si le lecteur doit le lire pour comprendre votre argument, ce n’est pas une annexe. Si un lecteur exigeant voudrait pouvoir le vérifier, c’en est une. Si personne ne le regardera jamais, ce n’est ni l’un ni l’autre : enlevez-le.

Ce qui va en annexe

  • Le guide d’entretien ou le questionnaire vierge. Obligatoire de fait : sans lui, un jury ne peut pas évaluer votre méthodologie.
  • Une retranscription complète et anonymisée, une seule. Mettre les douze est inutile et rend le document ingérable.
  • La grille de codageou la liste des catégories, avec leur définition. C’est ce qui rend votre analyse vérifiable.
  • Les tableaux de données brutes et les traitements statistiques détaillés dont seuls les résultats figurent dans le corps.
  • Le tableau des participants anonymisés : code, caractéristiques utiles, date et durée de l’entretien.
  • Les documents de terrain : organigramme, note de service, extrait de règlement, capture d’écran — à condition d’avoir le droit de les reproduire.
  • Le formulaire de consentement vierge.

Ce qui n’y va pas

  • Ce que vous n’avez pas utilisé.Une annexe n’est pas un dépôt pour le travail qui n’a pas servi.
  • Des résultats importants. Si une donnée soutient votre argument, sa place est dans le corps du texte. Reléguer un résultat en annexe pour tenir la limite de pages est repéré.
  • Des articles entiers d’autres auteurs.C’est une reproduction sans autorisation : citez la référence, ne joignez pas le PDF.
  • Les exemplaires signés des consentements. Ils contiennent des noms. Le formulaire vierge suffit.
  • Des captures d’écran illisibles collées pour faire nombre.

Numéroter, appeler, paginer

  • Numérotez en chiffres arabes ou en lettres — Annexe 1, Annexe 2, ou Annexe A, Annexe B — et tenez le même système partout.
  • Donnez un titre à chacune.« Annexe 3 — Guide d’entretien à destination des chefs de service », pas « Annexe 3 ».
  • Une annexe par page au minimum : chacune commence sur une nouvelle page.
  • Ordonnez-les dans l’ordre où elles sont appelées dans le texte, pas par type de document.
  • Continuez la pagination du mémoire, ou passez en numérotation séparée (A-1, A-2) si le volume est important — mais choisissez, et faites-le refléter par la table des matières.
  • Ajoutez une table des annexes juste avant la première, avec titres et numéros de page.

Ce qu’il ne faut jamais publier

C’est le point où les annexes créent de vrais problèmes, et il vaut la peine d’y passer dix minutes avant le dépôt.

  • Des noms.De personnes, mais aussi d’établissements quand la combinaison identifie quelqu’un. « Le directeur adjoint du collège X » est un nom.
  • Des détails uniques.Une fonction rare, une date singulière, un événement local : pris ensemble, ils désanonymisent un verbatim que vous croyiez neutre.
  • Des documents internes confidentiels.Si votre structure d’accueil vous a communiqué un document non public, demandez l’autorisation écrite de le reproduire — ou décrivez-le sans le joindre.
  • Des données personnelles brutes.Adresses, courriels, numéros : ils n’ont aucune raison de figurer dans un document déposé et souvent diffusé.

Relisez vos annexes en dernier, à froid, en cherchant uniquement les identifiants. C’est une des vérifications de notre checklist de la dernière semaine, et l’une des rares dont l’oubli a des conséquences au-delà de la note.

Questions fréquentes

Que met-on dans les annexes d'un mémoire ?

Tout ce qui est nécessaire pour vérifier votre travail mais qui casserait la lecture s'il était dans le corps : guide d'entretien, questionnaire vierge, au moins une retranscription anonymisée, grille de codage, tableaux de données brutes, documents de terrain, formulaire de consentement vierge. Le critère est simple : un élément va en annexe si un lecteur exigeant voudrait le voir, mais si aucun lecteur normal n'a besoin de le lire pour suivre l'argument.

Les annexes comptent-elles dans le nombre de pages ?

Non, dans la quasi-totalité des formations. Le volume annoncé — « 60 à 80 pages » — porte sur le corps du texte, hors bibliographie et hors annexes. C'est ce qui explique qu'un mémoire de 70 pages puisse faire 130 pages au total. Vérifiez tout de même votre règlement des études : quelques formations plafonnent explicitement le volume des annexes.

Où placer les annexes dans un mémoire ?

Après la bibliographie, en toute fin de document, précédées d'une table des annexes. Certaines formations, surtout quand les annexes sont volumineuses, demandent un second fichier ou un second volume relié séparément. Dans tous les cas la table des annexes reste dans le document principal, sinon le lecteur ne sait pas ce qui existe.

Faut-il appeler chaque annexe dans le texte ?

Oui, sans exception. Une annexe qui n'est jamais appelée n'a pas de raison d'être : soit vous l'appelez, soit vous la supprimez. L'appel se fait entre parenthèses au moment utile — « (voir annexe 3) » — et c'est aussi ce qui prouve au jury que vos annexes ont servi à quelque chose plutôt qu'à épaissir le document.

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