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Plagiat et IA à Sciences Po : Ouriginal, le 0/20, et la circonstance aggravante

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La réponse courte

Sciences Po publie presque tout : le nom de son logiciel anti-plagiat, sa procédure disciplinaire, son échelle de sanctions, et une charte qui fait de l’IA non autorisée une circonstance aggravante. Sur ce point, l’école est une exception parmi les grandes écoles françaises : il n’y a presque rien à deviner.

Ce qui reste à faire est donc précis. Vérifier auprès de votre enseignante ou de votre enseignant si l’IA est autorisée pour un travail donné — la charte fait dépendre le sort de cette question de sa seule autorisation —, et savoir que le premier réflexe institutionnel en cas de fraude avérée est un 0/20, avant même toute procédure disciplinaire.

Les textes qui vous engagent

Quatre documents publics, tous téléchargeables sans identifiant, et c’est utile de savoir dans quel ordre ils se lisent :

  • Le règlement de la scolarité, « adopté par le conseil de l’Institut le 7 juillet 2026 » et mis en ligne le 21 août 2026. C’est le texte de rang supérieur.
  • La charte de l’intégrité académique, votée en conseil de l’Institut le 21 mars 2023, annexée au règlement. C’est elle qui définit le plagiat et les circonstances aggravantes.
  • Le schéma récapitulatif des procédures disciplinaires (Direction de la formation et de la recherche, 11/2023), qui décrit le chemin d’un signalement.
  • Les consignes pour les examens (Direction de la scolarité et de la réussite étudiante, avril 2024).

Le règlement lui-même rappelle sa filiation : adopté par le conseil de direction le 20 juin 2011, « modifié le 22 mai 2019, le 2 juillet 2024, le 1er juillet 2025 et le 7 juillet 2026, publié le 21 août 2026 », pris « vu le décret n° 2016-24 du 18 janvier 2016 relatif à l’Institut d’études politiques de Paris ». Retenez ce décret : c’est lui qui explique pourquoi le régime disciplinaire de Sciences Po est celui d’un établissement public, et non celui d’une école privée.

Ouriginal : l’outil, nommé par l’école

Très peu d’établissements français nomment leur logiciel. Sciences Po le fait, sur sa propre page consacrée à l’intégrité académique :

« Sciences Po dispose notamment d’un outil de détection du plagiat, Ouriginal, auquel l’enseignante et l’enseignant ont accès (via leur adresse email dédiée : prenom.nom.scpo@analyse.urkund.com), afin de s’assurer que le travail remis par les étudiants respecte les principes de l’honnêteté intellectuelle. »

Deux détails comptent pour vous. D’abord, il s’agit d’une attribution de première main : c’est l’établissement qui le dit sur son propre site, pas un éditeur qui se félicite d’un client. Ensuite, l’adresse en @analyse.urkund.comdécrit le mécanisme réel : le dépôt se fait par courriel, côté enseignant. Ce n’est pas un dispositif intégré à une plateforme où vous déposeriez vous-même votre travail.

Le règlement en fait une règle, et pas une simple facilité, à son article 12 :

« La charte rappelle la définition du plagiat ; un système de détection informatique du plagiat est utilisé par Sciences Po et accessible à l’ensemble des enseignants.Les examens en ligne et les devoirs préparés à la maison doivent être remis en version électronique. »

Et la charte, à son paragraphe 4, ajoute l’obligation qui pèse sur vous :

« Sciences Po se réserve le droit de recourir à un logiciel de détection de plagiat, et les étudiants s’engagent à communiquer une version numérique de leurs travaux, sur simple demande de leurs professeurs ou de l’administration universitaire. »

Concrètement : si on vous demande le fichier de votre devoir, vous vous êtes déjà engagé à le fournir. Ce n’est pas une faveur que vous accordez, c’est une obligation que vous avez souscrite.

Une limite honnête à ce que nous pouvons vous dire. Le lien du « site des usages numériques » qui expliquait en détail le fonctionnement d’Ouriginal aboutit aujourd’hui, après deux redirections, sur une page 404. Le paragraphe ci-dessus est donc, à ce jour, toute la description publiée par Sciences Po de son outil.Ce qu’il advient de votre fichier — durée de conservation, ajout ou non à une base de comparaison, possibilité de retrait — n’est publié nulle part que nous ayons pu lire.

L’IA : une circonstance aggravante, pas une charte

Il n’existe pas de charte d’usage de l’IA générative destinée aux étudiants de Sciences Po. La seule disposition qui vous engage se trouve dans la charte de l’intégrité académique, et elle est rangée dans une liste inattendue — celle des circonstances aggravantes :

« Sont considérées pour Sciences Po comme des circonstances aggravantes, entre autres : […] Le fait de remettre un travail dont le contenu est produit par un tiers rémunéré, un programme d’intelligence artificielle (si l’enseignante ou l’enseignant ne l’autorise pas), ou sur un site web payant ; »

Lisez bien la parenthèse, parce que c’est là que tout se joue. La charte ne pose pas d’interdiction générale de l’IA. Elle renvoie à l’autorisation de votre enseignante ou de votre enseignant. Autrement dit, la même pratique est parfaitement régulière dans un cours et aggravante dans un autre.

Ce que la charte ne dit pas : ce qui s’applique quand la consigne ne dit rien. Le texte publié ne règle pas le cas du silence, et nous ne le devinerons pas à sa place. La conséquence pratique est simple et vaut d’être suivie à la lettre : si la consigne est muette, posez la question par écrit et conservez la réponse.Un courriel d’une ligne vous coûte trente secondes et vaut, le jour venu, infiniment plus qu’une explication orale.

Aucune obligation de déclarer un usage d’IA n’est publiée par Sciences Po — ni dans la charte, ni dans le règlement, ni dans les consignes d’examens. Cela ne rend pas la déclaration inutile, au contraire : quand l’autorisation dépend de l’enseignant, une mention explicite est ce qui transforme un usage toléré en usage validé. Notre guide de la déclaration d’utilisation de l’IA donne des formulations courtes.

La charte mentionne l’IA une seconde fois, mais en contexte, pas en règle : elle se dit consciente que « le développement d’internet, de l’intelligence artificielle, et l’accès immédiat à une multiplicité de sources ont accru les risques de plagiat » et répond par de la formation, pas par de la surveillance. Cette formation est d’ailleurs obligatoire : « 5 modules dont le suivi est obligatoire pour tous les étudiants de Sciences Po ».

Deux documents sur l’IA existent bien, et nous ne pouvons pas les lire. Le « Cadre d’usage des IA génératives par les enseignants de Sciences Po », daté du 9 mars 2026, n’est publié qu’à travers un visualiseur Calaméo dont les pages ne sont pas extractibles ; la « Fiche pratique sur l’utilisation des IA génératives à Sciences Po » est derrière une authentification Google. Ces documents sont illisibles de l’extérieur : ils ne sont pas inexistants.Nous ne pouvons donc pas dire s’ils parlent de détection. Ce que nous pouvons dire, c’est que le premier s’adresse, par son titre même, aux enseignants — pas aux étudiants.

Enfin : aucun outil de détection d’IA n’est nommé nulle part par Sciences Po. Ouriginal est décrit uniquement comme un outil de détection du plagiat. Si vous lisez ailleurs que Sciences Po « utilise un détecteur d’IA », cette affirmation ne s’appuie sur aucune source publiée par l’établissement.

Ce que fait l’enseignant : le 0/20

Avant toute procédure disciplinaire, il existe un niveau pédagogique, et c’est le plus fréquent. Le règlement et la charte distinguent deux cas :

« - s’il s’agit d’une erreur méthodologique et non d’un plagiat : des points seront enlevés de la note de l’exercice, à l’appréciation de l’enseignant ou de l’enseignante selon les objectifs, de fond et de forme, définis pour le devoir concerné ;
- s’il s’agit d’une fraude ou d’un plagiat, la note de 0/20 sera attribuéepar l’enseignant ou l’enseignante à l’épreuve. Dans le cas d’un cours fondamental et si au terme du semestre l’étudiant ne valide pas l’enseignement, il pourra participer à la session de rattrapage. »

La distinction entre « erreur méthodologique » et « plagiat » est votre principal terrain, et elle est écrite dans le texte de l’école. Une citation mal formée, une référence oubliée, une paraphrase trop proche mais sourcée : ce sont des questions de méthode. Ce qui les distingue d’une fraude, en pratique, c’est ce que vous pouvez montrer de votre travail — vos notes, vos brouillons datés, votre historique de versions. Nous détaillons cette préparation dans un détecteur a signalé mon mémoire.

La section disciplinaire, et les deux voies

Point important, et souvent mal compris pour un établissement de ce type : Sciences Po relève du régime disciplinaire public du Code de l’éducation, pas d’un conseil de discipline contractuel comme les écoles de commerce privées. L’article 12 du règlement est explicite :

« En cas de tentative de fraude ou de fraude, les dispositions du Code de l’éducation prévues en la matière s’appliquent, et notamment son article R. 811-12. Une procédure disciplinaire peut être engagée par le directeur de Sciences Po […]. Dans ce cadre, la section disciplinairepeut prononcer l’une des sanctions prévues […]. Toute sanction prononcée pour des faits de fraude, dont le plagiat, entraîne pour l’intéressé la nullité de l’épreuve concernéeet, à l’appréciation de la section disciplinaire, la nullité du groupe d’épreuves ou de la session d’examen correspondant. »

Notez la portée de la dernière phrase : la nullité de l’épreuve est automatique, et la section peut l’étendre à tout un groupe d’épreuves ou à la session entière.

Qui compose cette section, et qui la saisit ? L’article 13 y répond : ses membres « sont élus par et parmi les représentants élus des enseignants, des chercheurs, des personnels et des étudiants » aux différents conseils, et « la section disciplinaire est saisie par le directeur de l’Institut d’études politiques de Paris ». Des étudiants élus siègent donc, et un enseignant seul ne peut pas déclencher la procédure : elle passe par le directeur.

Le chemin d’un signalement est publié, ce qui est rare, dans le schéma récapitulatif de novembre 2023. Dans l’ordre : signalement par l’enseignant ou en cours d’examen ; entretien avec l’étudiant, en présence du responsable pédagogique et de l’enseignant ; rédaction d’un rapport des faits par l’équipe pédagogique et envoi à la cellule intégrité académique ; qualification des faits par cette cellule et recommandations à la direction de la scolarité et de la réussite étudiante ; enfin proposition d’une des deux procédures au directeur.

Cet entretien n’est pas une formalité : c’est le seul moment où votre version entre au dossier avant qu’il ne soit qualifié. Allez-y avec vos éléments, pas avec des explications improvisées.

Le schéma pose ensuite un embranchement d’une clarté rare. La procédure 1 s’ouvre « si l’étudiante ou l’étudiant reconnaît les faits », la procédure 2 « si l’étudiante ou l’étudiant ne reconnaît pas les faits ». La première est le plaider-coupable, décrit à l’article 13 : le directeur propose directement « à l’usager, qui reconnaît les faits », l’une de quatre sanctions seulement — avertissement, blâme, mesure de responsabilisation, ou exclusion d’un an maximum éventuellement assortie d’un sursis. Et la sortie est écrite :

« En cas de refus de la sanction par l’intéressé, le Directeur doit engager les poursuites devant la section disciplinairedans les conditions prévues aux articles R. 811-25 et suivants du Code de l’éducation. »

Ce que cela signifie : reconnaître les faits plafonne la sanction à un an d’exclusion, refuser renvoie devant la section disciplinaire, dont l’échelle va bien plus loin. C’est un vrai choix, et il se prend en connaissance de cause — idéalement après avoir consulté un élu étudiant ou une association d’aide, pas seul et dans l’urgence.

Deux conséquences moins connues, publiées elles aussi. Le schéma prévoit la « publication de la sanction selon la décision de la section disciplinaire ». Et l’article 13 organise une notification aux partenaires :

« Dans le cadre d’un programme d’échange universitaire, l’université partenaire dont un étudiant n’a pas respecté les principes d’intégrité académique durant ses études à Sciences Po est informée des faits constatés et des sanctions appliquées. »

Si vous êtes en échange, la conséquence ne reste donc pas à Paris.

L’échelle des sanctions publiée

Sciences Po reproduit la liste complète dans son article 13, ce que beaucoup d’établissements ne font pas :

  • avertissement ;
  • blâme ;
  • mesure de responsabilisation ;
  • exclusion de l’établissement pour une durée maximum de cinq ans : « cette sanction peut être assortie d’un sursis si l’exclusion n’excède pas deux ans » ;
  • exclusion définitive de l’établissement ;
  • exclusion de tout établissement public d’enseignement supérieurpour une durée maximum de cinq ans ;
  • exclusion définitive de tout établissement public d’enseignement supérieur.

Les deux dernières méritent qu’on s’y arrête : elles ne vous ferment pas seulement Sciences Po, mais l’ensemble de l’enseignement supérieur public français. C’est le haut de l’échelle, réservé aux cas les plus graves ; c’est aussi la raison pour laquelle la voie du plaider-coupable, plafonnée à un an, n’est pas un détail de procédure.

Une précision technique, pour que vous ne soyez pas surpris en lisant le texte. Le règlement adopté le 7 juillet 2026 rattache cette liste à l’article R.811-36du Code de l’éducation. Or les sanctions ont été transférées à l’article R811-13-1le 31 janvier 2026. Le texte de Sciences Po cite donc l’ancienne numérotation — comme, à cette date, la plupart des règlements et des guides en ligne. Cela ne change rien pour vous : les sanctions sont reproduites intégralement dans le règlement, et l’échelle est donc publiée quelle que soit la référence citée.

Ce que Sciences Po ne publie pas

Nous listons ces absences parce qu’elles sont vérifiables et qu’elles vous disent quoi demander.

  • Aucun outil de détection d’IAn’est nommé, et aucun service de l’école ne publie de position sur la détection d’IA.
  • Aucune vérification en amont pour les étudiants. L’accès à Ouriginal est décrit comme celui des enseignants. Aucun dispositif d’auto-vérification n’est publié.
  • Rien sur le sort de votre fichier.Ni durée de conservation, ni ajout à une base de comparaison, ni retrait possible. La page qui expliquait Ouriginal en détail n’existe plus.
  • Aucune voie de recours nommée.Le règlement et la charte ne désignent pas l’instance devant laquelle une décision de la section disciplinaire peut être contestée. Si vous êtes concerné, c’est une question à poser à la DSRE par écrit, et à poser tôt.
  • Aucun standard de preuve.Le schéma se contente de « si la fraude ou la tentative de fraude est avérée ».
  • Aucune statistique.Aucun décompte de dossiers, de signalements ou de sanctions n’est publié. Si vous lisez un chiffre quelque part, il ne vient pas de Sciences Po.
  • Rien sur les frais de scolaritéen cas d’exclusion : le règlement de la scolarité ne traite pas la question.

Avant de rendre

  • Demandez si l’IA est autorisée, par écrit, cours par cours.La charte fait dépendre la qualification de la seule autorisation de l’enseignant, et elle ne règle pas le cas du silence.
  • Gardez la réponse.Un courriel daté vaut mieux qu’un souvenir d’amphi.
  • Conservez brouillons, notes et historique de versions. C’est ce qui vous permet de plaider l’erreur méthodologique — la seule issue qui ne passe pas par un 0/20.
  • Attendez-vous à devoir fournir le fichier.Vous vous y êtes engagé par la charte ; ayez la version finale, sous la forme rendue, à portée de main.
  • Faites les 5 modules de formation à l’intégrité académique.Ils sont obligatoires, et c’est aussi le document qui prouve que vous connaissiez la règle — ou que vous ne l’aviez pas encore vue.
  • Vérifiez chaque référence dans une base réelle avant de la faire figurer dans votre bibliographie.

Si vous voulez une lecture préalable de votre propre texte, notre analyse IAest gratuite jusqu’à 1 500 mots, sans compte et sans nom. Avec la réserve que nous répétons partout : nos taux d’erreur publiés sont mesurés sur des corpus anglais et allemands, pas français, et aucun détecteur — le nôtre compris — ne constitue une preuve.

Pour comparer, nos pages sur l’ESCP, qui publie sa règle IA en détail, et sur HEC Paris, qui ne publie presque rien, montrent les deux extrêmes entre lesquels Sciences Po se situe — nettement du côté de la transparence.

Sources

Cette page est une orientation, pas un conseil juridique. Seuls le règlement de votre établissement et les consignes de votre épreuve vous engagent.

Questions fréquentes

Quel logiciel anti-plagiat utilise Sciences Po ?

Ouriginal. Sciences Po le nomme sur sa propre page « L'intégrité académique » : « Sciences Po dispose notamment d'un outil de détection du plagiat, Ouriginal, auquel l'enseignante et l'enseignant ont accès ». L'accès y est décrit comme celui des enseignants, via une adresse dédiée en @analyse.urkund.com : le dépôt se fait donc côté enseignant, et aucune vérification par l'étudiant n'est proposée.

Sciences Po utilise-t-elle un détecteur d'IA ?

Aucun n'est publié. Ouriginal y est décrit exclusivement comme un outil de détection du plagiat, et ni le règlement de la scolarité du 7 juillet 2026, ni la charte de l'intégrité académique, ni le schéma des procédures disciplinaires, ni les consignes d'examens ne parlent de détection d'IA. Deux documents sur l'IA existent mais sont illisibles de l'extérieur — l'un dans un visualiseur Calaméo, l'autre derrière un compte Google — et ils s'adressent aux enseignants.

Utiliser ChatGPT est-il interdit à Sciences Po ?

La charte de l'intégrité académique range parmi les circonstances aggravantes « le fait de remettre un travail dont le contenu est produit par […] un programme d'intelligence artificielle (si l'enseignante ou l'enseignant ne l'autorise pas) ». L'autorisation relève donc de l'enseignant. Ce que la charte ne dit pas, c'est ce qui s'applique quand la consigne est muette : demandez, et gardez la réponse écrite.

Quelles sanctions pour un plagiat à Sciences Po ?

Deux niveaux. L'enseignant attribue « la note de 0/20 » à l'épreuve en cas de fraude ou de plagiat. Et la section disciplinaire peut prononcer l'avertissement, le blâme, une mesure de responsabilisation, l'exclusion de l'établissement jusqu'à cinq ans, l'exclusion définitive, ou l'exclusion de tout établissement public d'enseignement supérieur jusqu'à cinq ans voire définitive. Toute sanction pour fraude entraîne la nullité de l'épreuve concernée.

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